Le glutamate monosodique
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ComprendreLes cuisines d’Asie : saveurs, repas et usages
La cuisine thaïlandaise joue sur plusieurs saveurs dans la même bouchée. Comprendre cet équilibre, ses herbes et ses régions aide à lire une carte et à demander le bon niveau de piment.
Par Hélène MarchadierRevu le · 3 min de lecture

Un cuisinier thaï goûte et rectifie jusqu’à l’équilibre. Le salé vient de la sauce de poisson, le nam pla, ou de la pâte de crevette. L’acide arrive par le citron vert ou le tamarin, le sucré par le sucre de palme, le piquant par les piments frais ou séchés. Une note amère, celle de certaines herbes ou de petites aubergines rondes, complète parfois l’ensemble.
Les herbes fraîches signent les plats : citronnelle, galanga, un rhizome cousin du gingembre, feuilles de combava, coriandre, basilic thaï. Une soupe comme le tom yum les réunit presque toutes. Les currys partent d’une pâte pilée au mortier, que l’on détend souvent au lait de coco. Le goût profond de la sauce de poisson tient en partie à son glutamate naturel, un sujet traité dans la page sur le glutamate monosodique en cuisine.
| Région | Traits marquants | Exemples de plats |
|---|---|---|
| Nord | Cuisine des montagnes, riz gluant fréquent, influences venues de Birmanie et de Chine | Khao soi, soupe de nouilles au curry |
| Nord-Est (Isan) | Saveurs franches, piment et citron vert, riz gluant pris à la main | Som tam, salade de papaye verte ; laab ; grillades |
| Centre | Cuisine de la grande plaine à riz et de la cour, plus sucrée et plus travaillée | Currys vert et rouge, tom yum, pad thaï |
| Sud | Littoral, poissons et fruits de mer, lait de coco, curcuma, plats souvent très pimentés | Currys jaunes, plats de poisson |
Les grandes villes mélangent tout, et la cuisine de rue y tient une place considérable. Chaque stand prépare souvent un seul plat, au wok ou au gril, sous les yeux du client. Le geste du sauté à feu vif est décrit dans la page sur la cuisson au wok à feu vif.
Le repas thaï ne se découpe pas en entrée, plat et dessert. Tous les plats arrivent ensemble et se partagent : un curry, une soupe, un sauté, une salade, avec un grand plat de riz au centre. Chacun se sert un peu de chaque plat, au fil du repas, sur son propre riz. L’expression qui veut dire « manger », kin khao, signifie mot à mot « manger du riz ».
On mange à la cuillère, tenue dans la main droite ; la fourchette, dans la gauche, pousse les morceaux dans la cuillère. Les baguettes ne sortent que pour les soupes de nouilles, héritées de la cuisine chinoise. Le riz gluant du Nord-Est, lui, se roule en petite boule entre les doigts. Pour ces soupes, le geste de base est expliqué dans la fiche tenir ses baguettes chinoises. Sur la table, un petit plateau de condiments sert à ajuster son bol : sucre, piment en poudre, piments au vinaigre, sauce de poisson aux piments.
Les cartes reprennent souvent les noms thaïs. Quelques clés suffisent : tom désigne une soupe bouillie, kaeng un curry ou une soupe épicée, pad un sauté au wok, yam une salade acidulée, khao le riz. Le pad thaï est un sauté de nouilles de riz relevé de tamarin ; le pad kra pao, un hachis sauté au basilic sacré, servi sur du riz avec un œuf frit. Le massaman, curry doux parfumé de cannelle et de muscade, porte des influences venues de l’Inde et du monde musulman. Le guide pour lire une carte de restaurant asiatique complète ces repères pour les autres cuisines d’Asie.
Il n’y en a pas un seul. Le pad thaï, sauté de nouilles de riz, est le plus connu hors du pays, mais le tom yum, le som tam ou le curry vert sont tout aussi typiques. Chaque région a ses propres classiques.
La cuisine thaïe compte davantage sur les herbes fraîches que sur les épices sèches : citronnelle, galanga, feuilles de combava, coriandre et basilic thaï. Le piment, l’ail et l’échalote sont partout. Les currys du Sud et le massaman ajoutent curcuma, cumin, cannelle ou muscade.
Non. Beaucoup de plats sont pimentés, surtout dans le Nord-Est et le Sud, mais le massaman ou certaines soupes restent doux. Au restaurant, on peut demander un plat « mai pet », sans piment, ou un piquant réduit.
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