Le kaiseki
Le kaiseki est un repas japonais composé d’une suite de petits plats servis un à un, chacun cuit selon une technique différente et accordé…
ComprendreLes cuisines d’Asie : saveurs, repas et usages
Au comptoir d’un omakase, il n’y a pas de carte à lire : le chef décide de tout, pièce après pièce. Le sens du mot, son origine et la conduite à tenir.
Par Hélène MarchadierRevu le · 3 min de lecture

Omakase s’écrit お任せ en japonais. Le mot vient du verbe makaseru, qui veut dire confier, laisser faire. Dans la langue courante, il sert bien au-delà de la table : on le dit à un coiffeur, par exemple, quand on lui laisse carte blanche. Au restaurant, il signale que le client renonce à choisir et s’en remet au jugement du cuisinier.
L’usage est né dans les comptoirs de sushis. Le maître sushi, l’itamae, compose la suite des pièces selon ce qu’il a trouvé le matin et selon la saison. Le principe a gagné d’autres cuisines japonaises, puis des chefs du monde entier, y compris des tables qui ne servent ni sushi ni sashimi et n’en gardent que l’esprit : un menu unique, décidé en cuisine.
Face à l’omakase, le japonais place l’okonomi, « selon son goût » : le client demande une à une les pièces qu’il souhaite. Beaucoup de comptoirs acceptent les deux façons de faire. L’omakase demande moins de connaissances, puisqu’il n’y a rien à nommer, mais il suppose d’accepter la surprise. On ne le confond pas avec le repas kaiseki en plusieurs services, héritier du repas de thé, dont la succession de plats suit une trame ancienne : dans un omakase, le chef avance au gré de ses produits.
Les places sont souvent peu nombreuses, quelques convives autour d’un comptoir de bois clair. Tous commencent à la même heure, car le chef sert chaque pièce au même moment à toute la tablée. Le repas progresse en général du plus léger au plus marqué : petites entrées, sashimis, puis une série de sushis façonnés à la minute, parfois un bol de soupe, une tranche d’omelette roulée et une douceur simple.
Le chef assaisonne lui-même chaque pièce, d’un trait de sauce passé au pinceau ou d’une pointe de wasabi glissée sous le poisson. Le petit bol de sauce soja reste donc souvent inutile. Le gingembre mariné sert à rincer la bouche entre deux poissons ; on ne le pose pas sur le sushi. La serviette chaude, l’oshibori servie avant le repas, nettoie les doigts de ceux qui mangent à la main.
Le repas s’ouvre comme tout repas japonais, par un mot de remerciement expliqué dans notre fiche sur le sens d’itadakimasu. Pour la prise en main, voir aussi comment tenir des baguettes chinoises : le geste est le même avec des baguettes japonaises, plus courtes et plus pointues. Le menu étant fixé par le chef, le seul vrai choix du client porte souvent sur la boisson, thé vert ou saké.
C’est un repas dont le client laisse entièrement le choix au chef. Né dans les comptoirs de sushis japonais, il se compose d’une suite de petites pièces décidées selon les produits du jour et la saison. Le client n’a pas de carte à lire.
Le mot se traduit par « je m’en remets à vous ». Il vient du verbe japonais makaseru, « confier ». L’expression s’emploie aussi hors de la table, chaque fois que l’on laisse carte blanche à quelqu’un.
Un izakaya est un bistrot japonais où l’on boit en partageant de petites assiettes, demandées au fil de la soirée. L’ambiance y est détendue et souvent bruyante, à l’opposé du calme attentif d’un comptoir omakase. Les deux mondes se croisent parfois, quand un izakaya propose un menu laissé au chef.
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L’oshibori est une petite serviette humide, chaude ou froide, offerte aux convives pour se nettoyer les mains avant le repas. Le mot vient du…
Itadakimasu se traduit à peu près par « je reçois humblement ». On le prononce juste avant de manger, souvent mains jointes. Le mot…