Itadakimasu
Itadakimasu se traduit à peu près par « je reçois humblement ». On le prononce juste avant de manger, souvent mains jointes. Le mot…
ComprendreUstensiles et art de la table, de la Chine au Japon
Dans un restaurant japonais, la première chose que l’on vous tend n’est ni la carte ni un verre d’eau, c’est une petite serviette roulée, tiède ou fraîche. Elle porte un nom, l’oshibori, et quelques règles.
Par Bastien Lorrain · relecture Hélène MarchadierRevu le · 2 min de lecture

Oshibori se forme sur le verbe shiboru, « presser » ou « essorer », précédé du o de politesse que le japonais place devant beaucoup d’objets du quotidien. Le nom décrit donc le geste : un linge trempé puis essoré à la main. Selon la tradition, les auberges et les maisons de thé tendaient un morceau de tissu trempé dans l’eau chaude aux voyageurs qui arrivaient de la route, pour qu’ils se rafraîchissent.
Le geste se rattache à l’omotenashi, l’hospitalité japonaise, faite d’attention au confort de l’invité. Au cours du XXe siècle, l’oshibori s’est généralisé dans les restaurants japonais, traditionnels comme modernes. À partir de la seconde moitié du XXe siècle, les restaurants japonais installés à l’étranger l’ont fait connaître, puis les hôtels, les compagnies aériennes et les trains l’ont adopté.
L’oshibori arrive juste après l’installation, souvent avant même la commande. Il est roulé ou plié, posé sur un petit plateau ou tendu avec une pince. L’hiver, il est chaud ; l’été, il sort du froid. Au Japon, beaucoup d’établissements utilisent des serviettes en tissu lavées et repassées par des blanchisseries spécialisées, qui les livrent roulées et désinfectées. Hors du Japon, on croise plus souvent des modèles à usage unique, en coton ou en fibres non tissées, emballés un par un.
Le remerciement prononcé avant la première bouchée fait l’objet d’une fiche à part : itadakimasu avant le repas.
Pas besoin de serviettes dédiées. Un petit linge de coton fin, lavé, fait très bien l’affaire. On le mouille, on l’essore fortement, on le plie en long puis on le roule serré. Pour une version tiède, quelques instants dans un panier vapeur suffisent : la vapeur chauffe le linge de façon égale. Le panier vapeur en bambou sert d’ailleurs aussi bien de présentoir. Pour une version fraîche, on place les rouleaux au réfrigérateur dans une boîte fermée un moment avant le repas.
Côté hygiène, la règle est simple : une serviette par personne, jamais réutilisée d’un convive à l’autre, et lavée en machine après chaque repas. Quelques gouttes d’eau parfumée, de thé ou d’agrume peuvent aromatiser l’eau, à condition que personne à table ne soit sensible aux parfums.
C’est une petite serviette humide, chaude ou froide, que l’on tend aux convives pour se nettoyer les mains avant de manger. La coutume vient de l’hospitalité japonaise. On la retrouve dans les restaurants, les hôtels et certains transports.
Prenez un petit linge de coton propre, mouillez-le, essorez-le bien puis roulez-le serré. Chauffez-le brièvement à la vapeur ou rafraîchissez-le au réfrigérateur. Prévoyez une serviette par personne.
Le mot vient du verbe shiboru, qui signifie presser ou essorer. Le o placé devant est une marque de politesse. Oshibori désigne donc, littéralement, le linge essoré que l’on offre.
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