Aller au contenu

L’ustensileVapeur et cuissons : panier, riz et hot pot

Cuiseur à riz : fonctionnement, types d’appareils et entretien

Le cuiseur à riz est présent dans presque toutes les cuisines d’Asie de l’Est. Son principe tient en un thermostat, et son entretien en quelques gestes après chaque usage.

Portrait de Bastien Lorrain, cheveux bruns courts, barbe courte, chemise bleu marine, fond de pièce lumineuse et flouePar Bastien Lorrain · relecture Hélène MarchadierRevu le · 3 min de lecture

Cuiseur à riz électrique blanc ouvert, cuve remplie de riz blanc fumant et spatule posée à côté

Entretenir la cuve et l’appareil

QuandLe soin
Avant la première cuissonLire la notice, laver la cuve et les accessoires à l’eau savonneuse.
Après chaque usageDébrancher, laisser tiédir, laver la cuve à l’éponge douce.
Couvercle et vapeurRincer le couvercle intérieur et la soupape s’ils se démontent ; vider le bac de condensation.
Base chauffanteEssuyer au chiffon humide, sécher la plaque ; ne jamais plonger dans l’eau.
À chaque serviceSpatule en plastique ou en bois, jamais de métal dans une cuve à revêtement.

Le principe du thermostat

Un cuiseur à riz simple se compose d’une base qui contient une résistance chauffante, d’une cuve amovible posée dessus et d’un couvercle. Au centre de la plaque, un capteur suit la température du fond de la cuve. Tant que le riz baigne dans l’eau, cette température ne dépasse guère 100 °C, celle de l’eau qui bout.

Quand le riz a absorbé l’eau et que le reste s’est évaporé, le fond se met à chauffer au-delà. Le capteur le détecte et bascule l’appareil en maintien au chaud. C’est pourquoi le dosage de l’eau décide de tout : trop peu, le riz reste ferme ; trop, il devient pâteux. Le couvercle fermé laisse ensuite le riz reposer dans sa vapeur, ce qui finit de l’attendrir.

Les grandes familles d’appareils

Le modèle le plus simple n’a qu’un bouton : cuisson, puis maintien au chaud. Il suffit pour le riz blanc courant. Les modèles à microprocesseur ajustent la chauffe par étapes, avec des programmes pour le riz blanc, le riz complet, le riz pour sushis ou les bouillies de riz, et souvent un départ différé.

Les cuiseurs à induction chauffent la cuve entière, parois comprises, et non plus seulement le fond : la cuisson est plus homogène. D’autres travaillent sous pression, ce qui accélère la cuisson des riz complets. Beaucoup d’appareils livrent un panier qui se pose au-dessus du riz pour cuire des légumes en même temps ; voir notre fiche sur la cuisson à la vapeur.

Doser et préparer le riz

La cuve porte des graduations, prévues pour le verre doseur livré avec l’appareil. Ce verre a sa propre contenance, différente de celle d’un verre ordinaire : mélanger les deux fausse le rapport entre riz et eau. On mesure le riz sec avec ce verre, puis on remplit d’eau jusqu’au trait qui correspond au nombre de verres et au type de riz.

Beaucoup de riz se rincent avant de passer en cuve. Le geste et ses exceptions sont détaillés dans notre fiche pour rincer le riz avant cuisson. On égoutte bien ensuite, pour ne pas ajouter d’eau en trop.

Maintien au chaud et hygiène

Le maintien au chaud garde le riz prêt à servir pendant un repas. Laissé des heures, le riz se dessèche, jaunit au fond et prend une odeur. La notice du fabricant indique la durée que l’appareil supporte.

Le riz cuit demande une attention particulière. Il peut porter les spores d’une bactérie, Bacillus cereus, qui résistent à la cuisson. Si le riz reste tiède ou à température ambiante, elles germent et produisent des toxines que le réchauffage ne détruit pas. L’ANSES, qui consacre une fiche à cette bactérie, rappelle la règle générale : refroidir vite les restes et les garder au réfrigérateur. En cas de doute pour une personne fragile, un médecin reste le bon interlocuteur.

Cuiseur ou casserole

Le riz se cuit très bien à la casserole, par absorption, couvercle fermé. Le cuiseur apporte surtout la régularité : il n’y a rien à surveiller, le fond n’attache pas et le riz attend au chaud. Pour qui mange du riz chaque jour, la différence se sent vite.

À retenir

  • Le cuiseur coupe la cuisson quand l’eau libre a disparu et que la température monte.
  • Le verre doseur fourni et les graduations de la cuve vont ensemble.
  • Le maintien au chaud dépanne, mais le riz se dessèche s’il y reste trop longtemps.
  • Un riz cuit ne doit pas traîner à température ambiante : on le refroidit vite et on le garde au froid.

On nous demande souvent

Comment doser le riz et l’eau dans un cuiseur à riz ?

On mesure le riz sec avec le verre doseur fourni, puis on verse l’eau jusqu’au trait de la cuve qui correspond au nombre de verres. Ces repères sont propres à chaque appareil. La notice précise les ajustements pour le riz complet ou le riz gluant.

Quel est l’avantage d’un cuiseur à riz ?

Il coupe la cuisson tout seul au bon moment et garde le riz au chaud. Le résultat est régulier d’une fois à l’autre et le fond n’attache pas. Il libère aussi un feu pendant la préparation du repas.

Peut-on laisser le riz longtemps en maintien au chaud ?

Le temps d’un repas, oui. Au-delà de la durée indiquée par la notice, le riz se dessèche et perd en goût. Les restes se refroidissent rapidement puis se gardent au réfrigérateur.

Au même service

Pas à pas

Rincer le riz

Rincer le riz retire les poussières et une partie de l’amidon libre qui trouble l’eau. On le fait pour les riz longs, parfumés et…

Comprendre

La cuisson vapeur

La cuisson vapeur consiste à cuire les aliments au-dessus d’une eau bouillante, sans contact avec elle, dans un récipient couvert. La vapeur, autour de…

L’ustensile

Le panier vapeur en bambou

Un panier vapeur en bambou se pose au-dessus d’une eau frémissante, dans un wok où il se cale contre les parois, ou sur une…