Le cuiseur à riz
Un cuiseur à riz chauffe une cuve où le riz cuit dans une quantité d’eau mesurée. Tant qu’il reste de l’eau libre, la température…
Pas à pasVapeur et cuissons : panier, riz et hot pot
Rincer le riz est un réflexe dans bien des cuisines d’Asie, et un sujet de débat ailleurs. La réponse dépend surtout de la variété et du plat visé.
Par Bastien Lorrain · relecture Hélène MarchadierRevu le · 3 min de lecture

Mesurer à sec
Mesurez le riz avant de le mouiller : la quantité d’eau de cuisson se calcule sur le riz sec.
Couvrir d’eau froide
Versez le riz dans un grand bol, ou dans une passoire fine posée dans un saladier, et couvrez largement d’eau froide.
Jeter vite la première eau
Remuez quelques instants puis videz cette première eau, la plus chargée en poussières, avant que le grain sec ne l’absorbe.
Frotter doucement
Dans une nouvelle eau, remuez et frottez les grains entre les doigts, sans appuyer au point de les casser.
Changer l’eau
Recommencez deux ou trois fois, jusqu’à ce que l’eau soit nettement moins laiteuse. Elle ne deviendra pas forcément limpide.
Égoutter
Laissez le riz s’égoutter dans la passoire avant la cuisson, pour ne pas fausser la quantité d’eau.
Le riz pousse dans des champs inondés, puis il est séché, décortiqué, poli, transporté et stocké. Même contrôlé, il peut garder des poussières, des fragments d’enveloppe ou des résidus de stockage. Le rinçage les retire. Il emporte aussi une partie de l’amidon libre laissé à la surface du grain par le polissage : c’est lui qui rend la première eau laiteuse.
Autrefois, le lavage servait aussi à éliminer les petits cailloux et les débris d’écorce. Dans les pays où le riz est trié avec soin, ce rôle a presque disparu, mais l’habitude est restée.
On dit souvent que le rinçage empêche le riz de coller. Une étude parue en 2018 dans la revue Food Chemistry a testé trois riz, gluant, à grain moyen et jasmin, non lavés, lavés trois fois ou dix fois. Elle a trouvé peu de différence de dureté et d’adhérence après cuisson. Le caractère collant vient surtout d’un autre amidon, l’amylopectine, libéré par le grain pendant la cuisson, et dont la quantité dépend de la variété.
Le rinçage garde pourtant un effet visible sur les riz longs et parfumés : des grains plus nets, moins de mousse dans la casserole, un fond moins pâteux. Les cuisiniers qui veulent des grains bien séparés continuent donc de rincer.
Il existe aussi au Japon un riz vendu « sans lavage », poli en usine pour retirer ce qui troublerait l’eau. Son emballage le précise : il passe directement en cuve.
En japonais, on ne dit pas seulement laver le riz : on emploie souvent le verbe togu, celui qui sert aussi à aiguiser une lame. Le mot dit bien le geste, un frottement des grains les uns contre les autres. La première eau est jetée très vite, parce que le grain sec boit l’eau dans les premiers instants. Le riz rincé repose ensuite souvent une trentaine de minutes dans l’eau avant la cuisson, pour s’hydrater à cœur. Notre fiche sur le cuiseur à riz électrique explique la suite.
Le riz absorbe en poussant plus d’arsenic que d’autres céréales, et l’Organisation mondiale de la santé met en garde contre l’exposition à l’arsenic par l’eau et les aliments. Une équipe de l’université du Queensland a mesuré l’effet du lavage : il retire de 20 à 40 % des plastiques du riz cru. La cuisson compte davantage pour l’arsenic : une précuisson de cinq minutes dans une eau que l’on jette, puis une cuisson dans une eau neuve, fait baisser l’arsenic inorganique de plus de moitié dans le riz complet et d’environ trois quarts dans le riz blanc, selon l’université de Sheffield.
Le revers est connu : une cuisson dans beaucoup d’eau que l’on jette emporte aussi des minéraux, le potassium en tête ; la méthode de Sheffield a été mise au point pour en garder davantage. Pour qui mange du riz de temps en temps et varie ses céréales, un rinçage simple suffit en général. Les personnes qui en consomment beaucoup, ou qui préparent du riz pour un jeune enfant, peuvent en parler à un professionnel de santé.
Pour retirer les poussières et une partie de l’amidon libre de surface, qui rend l’eau laiteuse. Les grains cuits restent plus nets, surtout pour les riz longs et parfumés. Le lavage ne désinfecte pas le riz : c’est la cuisson qui le rend sûr, à condition de ne pas le laisser traîner ensuite.
En général, non : on retirerait l’amidon qui donne sa tenue au riz et on le refroidirait inutilement. Certaines préparations froides le demandent, mais le riz cuit doit alors aller vite au réfrigérateur. Pour un plat chaud, on le sert tel quel.
Oui, c’est son principal composant. Il en existe deux formes, l’amylose et l’amylopectine, dont la proportion varie selon les variétés. Les riz gluants, très riches en amylopectine, collent le plus après cuisson.
Un cuiseur à riz chauffe une cuve où le riz cuit dans une quantité d’eau mesurée. Tant qu’il reste de l’eau libre, la température…
Un panier vapeur en bambou se pose au-dessus d’une eau frémissante, dans un wok où il se cale contre les parois, ou sur une…
La cuisson vapeur consiste à cuire les aliments au-dessus d’une eau bouillante, sans contact avec elle, dans un récipient couvert. La vapeur, autour de…