Le panier vapeur en bambou
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ComprendreVapeur et cuissons : panier, riz et hot pot
Cuire à la vapeur, c’est confier la cuisson à l’eau sans y plonger les aliments. Le procédé est ancien en Asie, où le riz, les bouchées et le poisson passent depuis longtemps au-dessus de l’eau bouillante.
Par Bastien Lorrain · relecture Hélène MarchadierRevu le · 3 min de lecture

L’eau portée à ébullition se change en vapeur. Dans un récipient couvert, cette vapeur monte, entoure les aliments posés au-dessus et se condense à leur surface, plus froide. En repassant de la vapeur à l’eau, elle libère une grande quantité d’énergie, la chaleur de condensation. C’est elle qui cuit : la température ne dépasse pas celle de l’eau bouillante, mais la chaleur passe très bien dans l’aliment.
À la pression ordinaire, l’eau bout à 100 °C, et la vapeur reste à ce niveau. En montagne, la pression baisse, l’eau bout un peu plus bas et les cuissons s’allongent. Cette température limitée explique aussi l’absence de croûte : la réaction de Maillard, qui dore et parfume les viandes rôties, demande une chaleur plus forte et une surface sèche.
Le cuit-vapeur classique, panier ou appareil électrique, cuit sans pression. Les aliments chauffent doucement et gardent leur tenue. L’autocuiseur enferme la vapeur sous pression : la température dépasse alors 100 °C et la cuisson va bien plus vite, mais elle est plus intense et ramollit davantage les légumes. Les deux restent des cuissons sans matière grasse.
Dans l’eau bouillante, une partie des vitamines solubles, comme la vitamine C, et des minéraux passent dans l’eau, que l’on jette. À la vapeur, l’aliment ne baigne pas : il en garde davantage. Une étude menée en 2009 à l’université du Zhejiang, en Chine, a comparé cinq modes de cuisson du brocoli. Seule la vapeur n’a pas entraîné de perte significative de chlorophylle et de vitamine C ; l’eau bouillante, le micro-ondes et les sautés en faisaient perdre.
La vapeur conserve aussi la couleur des légumes verts et la texture des poissons, qui cuisent à cœur sans se dessécher. Elle ne suffit pas à rendre un plat plus sain : tout dépend de ce que l’on cuit et de ce que l’on y ajoute ensuite.
Le plus ancien est le panier tressé des cuisines chinoises, posé sur un wok ; notre fiche sur le panier vapeur en bambou détaille son usage. Le panier en inox à pétales, qui s’ouvre comme une fleur pour s’adapter à la casserole, est devenu un classique des cuisines françaises. Les cuiseurs électriques à plusieurs étages, avec leur réservoir et leur minuterie, cuisent tout un repas à la fois. Beaucoup de modèles de cuiseur à riz électrique livrent aussi un panier vapeur.
Sans ustensile dédié, une casserole, une passoire métallique qui ne touche pas l’eau et un couvercle suffisent.
La durée dépend de l’aliment, de la taille des morceaux et du résultat cherché, croquant ou fondant. Les ordres de grandeur relevés dans les sources : environ 15 minutes pour des légumes coupés, jusqu’à 30 minutes pour une viande blanche comme le poulet. Des morceaux de taille égale cuisent ensemble ; un couvercle que l’on soulève souvent laisse fuir la vapeur et rallonge tout.
La vapeur a deux limites. Elle prend souvent plus de temps qu’une poêle ou un wok, et elle donne des aliments au goût discret, sans caramélisation. On compense par des aromates dans l’eau ou sous les aliments, un bouillon à la place de l’eau, puis une sauce au moment de servir. Pour une viande dorée, mieux vaut la cuisson au wok.
Une casserole avec un fond d’eau, une passoire métallique posée au-dessus sans toucher l’eau et un couvercle suffisent. Au micro-ondes, des légumes coupés avec un peu d’eau dans un récipient couvert, en laissant passer un peu d’air, cuisent aussi à la vapeur.
Elle demande souvent plus de temps que d’autres cuissons et ne dore pas les aliments. Le goût reste discret si l’on n’ajoute ni aromates ni sauce. Elle convient moins aux viandes que l’on veut croustillantes.
On verse environ 2 cm d’eau dans la casserole, on porte à ébullition et on pose un panier vapeur garni au-dessus, sans contact avec l’eau. On couvre et on baisse le feu. Si le couvercle n’a pas de trou, on le soulève de temps en temps avec précaution.
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